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vendredi 12 juillet 2013

Des journalistes menacés pendant la collecte de l’information


Salomon Kankili, journaliste au journal Mutations et Adolarc Lamissia du quotidien Le jour ainsi que les autres hommes de média ont été empêché de recueillir des informations en prélude au crash du vol en provenance de Ndjamena. Suite à ces ultimatums ces hommes de média ont repliés chemin sans avoir les informations crédibles sur cet accident d’avion.

La menace repose sur le problème de collecte d’informations dans l’enceinte de l’aéroport de N’Gaoundéré où un avion tchadien a eu le crash. Informé par l’incident, les différents journalistes de l’Adamaoua ont pris d’assaut l’aéroport de N’Gaoundéré pour la bonne source de l’information comme l’exige la déontologie. A leur surprise une unité d'élite des forces spéciales du Cameroun, en charge de la lutte contre le terrorisme et le grand banditisme sur place leur demande de quitter les lieux. Pour eux, les médias privés n’ont pas droit à cette information à part la Crtv (Cameroun radio télévision). Des interdits qui sont passé dans les oreilles sourds ; avec la sourde oreille ; Salomon Kankili continue tout simplement son travail de journaliste. Soudain, il se fait dire encore par un gendarme : « tu n’as aucun droit de filmer ce qui reste de l’hélico tchadien, seule la Cameroon radio and télévision est autorisée ». Surpris par cette réaction le jeune journaliste et ses confrères cherchent à savoir pourquoi ils sont déclarés « persona non grata » sur les lieux. C’est alors que le commandant adjoint du 5ème Bir de l’Adamaoua fait dire au reporter du Messager que c’est sur son instruction que ce gendarme à demander aux journalistes des médias privées de quitter les lieux. Comme personne n’exécutait ses ordres, le commandant passe à tabas Salomon Kankili du journal Mutations. Une menace verbale. «Tu vas regretter si un jour mon nom apparaissait dans vos feuilles de chou-là »Des coups de poings de tout déboire que n’a laisser d’encaisser ce confrère indifférent qui réagissait en même temps que son vis-à-vis. Une mise en scène qui pose l’épineux problème de la place des médias privées au Cameroun, pourquoi privilégié la Crtv et laisser les autres médias privées sous informés ? Toute une série de question autour de cet incident remet en cause la liberté de la presse au Cameroun.
On se rappelle encore, dans le contexte camerounais actuel de la mise en place des instruments juridiques et institutionnels de la démocratie, la presse à un très grand rôle à jouer. « Parce qu’elle doit informer et former l’opinion publique, elle impulse et consolide le débat, la transparence et la tolérance qui forme la pièce angulaire de la démocratie ». Avec l’émergence d’une presse libre et indépendante au Cameroun depuis 1990, les journalistes vont de plus en plus revendiquer la liberté d’écrire et de publier comme un droit absolu aussi bien vis-à-vis des pouvoirs publics que public. Or, ce droit ne saurait être absolu, le journaliste ne peut tout dire ni tout montrer. Il ne doit pas se « retrancher derrière le droit de l’information pour étendre au maximum ses curiosités ». Extrait de Droits de l’homme et liberté de la presse au Cameroun : contribution à l’étude des délits de presse, Joseph Djeukou assistant à la faculté des sciences juridiques et politiques de l’université Dschang.
Depuis cet incident, les journalistes de l’Adamaoua vivent avec une peur bleue en attendant que justice soit faite et des éclaircissements sur cette situation.
                                                                                                            Nikodemus waibe hinsia








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