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mercredi 23 octobre 2013

Municipales 2013 : Que peut-on en retenir ?


        Au-delà des chiffres favorables ou non aux différents états major politiques, que retenir comme leçons afin de parfaire à l'essor à une vitesse constante du développement de ces arrondissements ?

                   Les résultats définitifs des municipales organisées le 30 septembre dernier dans l'Adamaoua ont été rendus publics depuis le 02 octobre dernier. Au-delà des chiffres favorables ou non aux différents protagonistes, que peut-on retenir comme leçons afin de parfaire notre démocratie à vitesse inconstante? L’UNDP , avec sa locomotive , est sans conteste, le grand gagnant de ces municipales qui se sont déroulées dans 21 circonscriptions. Bien entendu, il reste les élections législatives, dont les résultats sont attendus ce 17 Octobre selon ELECAM et la cour suprême. Sur le plan régional, dans les différents pôles, les partis politiques sont entièrement tombés dans l’escarcelle des mairies. Ce sont, respectivement avec le nombre de sièges ; pour ce qui est des résultats, signalons que l’Undp reste leader de ses communes dans tout le département de la Vina. Au mieux, il sera accompagné dans la gestion de Ngaoundéré I et II par des bleus, à savoir le Sdf et le Front populaire pour le développement. Un regard à Ngaoundéré II, l’Undp domine avec 23 sièges et laisse au Rdpc que six sièges. le Sdf s’invite avec 2 sièges. Pourtant, à Ngaoundéré Ier, le schéma n’est pas différent. L’Undp s’arrache 23 sièges, le Rdpc le suit avec six, pendant que le Front populaire pour le développement (Fpd) et le Sdf ont un siège chacun. Par contre, la mairie de Ngaoundéré III qui a eu sept partis politiques, le Rdpc s’impose avec la part du lion avec 22 sièges, pendant que l’UNDP en prend quatre. Deux nouveaux partis viennent se greffer au monde politique de cette circonscription. Il s’agit du parti Univers et le Sdf qui se contente d’un siège. Sur les 21 communes d’arrondissements de la région château d’eau, les 1er, 2ème arrondissements demeurent la chasse gardée de l'UNDP.

       Ngaoundéré I et II, identiques à elles-mêmes avec l'opposition

            Seules, ces deux arrondissements ont échappé à la boulimie du RDPC. A Ngaoundéré I, premier arrondissement, c’est l'opposition qui n'est entre autre que l'UNDP. Le drapeau vert, conduit par l’ancien maire de cette commune, Bobbo Saliou , qui a arraché le siège. A Ngaoundéré IIe, la liste UNDP a raflé les 22sièges. Ces deux circonscriptions sont des poumons économiques de Ngaoundéré à cause des unités industrielles (pour la première) et les ressources pétrolières (pour la seconde) qu’elles renferment. Remporter ces deux communes a été toujours l’obsession du parti de l'opposition depuis cinq ans. Toutes les stratégies et tous les gros moyens mobilisés par les ténors de L'UNDP , en tête desquels le Président Bello Bouba Maigari , n’ont pas permis de faire tomber ces deux arrondissements qualifiées depuis toujours de frondeuses. L’on aura compris que la seule stratégie de distribution de l’argent de l’Etat ne suffit pas à rallier les populations à sa cause. Qu’est-ce qui a été à l’origine de la prouesse de l’opposition dans les circonscriptions où elle a écrasé le RDPC ? Est-ce à cause de la transparence due à un monitoring citoyen accru? Est-ce les retombées d’une coalition des anciens militants du RDPC et l'UNDP forte? Il serait osé d’avancer que les coalitions ont été déterminantes dans cette victoire. A contrario, les échecs de l’UNDP à Ngaoundéré IIIe seraient dus en partie à la dispersion d’énergie. Chaque liste étant partie en solitaire bien que les projets de société se recoupent.

                             Attentes de la population

                 Les enjeux de ces élections sont locaux et prennent en compte les intérêts des populations à la base. Ainsi, les candidats élus ce 16 octobre sont appelés à faire preuve de dépassement, en oubliant leur coloration politique, et dans la mesure du possible, en faisant leurs, projets de société pertinents proposés par leurs adversaires pour les intérêts des populations. «  Je souhaite que ce maire fasse vraiment son travail, sinon une insurrection des étudiants va prendre place. Ce sont mes cop's ; je les connais en tout cas place aux réalisations des promesses surtout. » Souligne Gring Zigla porte parole des étudiants à Ngaoundéré IIIe. Aussi, les conseillers doivent-ils se garder de la tentation de "récompenser" les militants au risque de compromettre leur mandat. Il faut élaborer des plans de développement locaux réalistes qui prennent en compte les potentialités socioéconomiques et surtout les attentes des populations, au risque de trancher avec certaines promesses de campagnes souvent trop belles. Pour cela, toutes les compétences tant locales que nationales devront être mises à profit.
                                                                   Nikodemus Waibe Hinsia

NGAOUNDERE : Partage de siège entre le RDPC et l'UNDP aux élections législatives


          La Cour suprême a confirmé jeudi dernier le partage du siège de la députation , a l'issue des élections législatives , relevant toutefois des irrégularités, alors qu'une partie de l'opposition dénonçait des fraudes avant la promulgation des résultats.
           Selon les résultats donnés par la Cour suprême, l'UNDP a remporté 2 des 3 siège de la capitale château d'eau du Cameroun, et a obtenu la majorité absolue dans 19 des 42 circonscriptions concernées par le scrutin. Il a par ailleurs remporté Ngaoundéré Ier et 2e , le second arrondissement à 71,77 %, se partageant avec le RDPC , Le troisième arrondissement , avec le rassemblement démocratique du peuple Camerounais en majorité de ce coté là.  Ali Bachir du RDPC (rassemblement démocratique du peuple Camerounais ) , conforte sa position dans la Vina. 
       Coté opposition, le fédéraliste Yorongar Ngarlejy confirme sa victoire à Bébédjia (sud), région pétrolière avec 50,34%. Il en est de même de la ville de Moundou (sud) où l'Alliance "le Cheval" a remporté avec 71,31%. 
         La principale coalition de l'opposition, la Coordination des partis politiques pour la défense de la constitution (CPDC), qui regroupe 16 partis et a présenté des listes uniques dans 32 circonscriptions n'a remporté de majorité dans aucune d'entre elles. M. Kebzabo avait dénoncé avant même le jour même du scrutin "des tentatives de fraude par la carte un peu partout, surtout à N'Djamena". "La frontière n'était pas fermée avant 12H30 alors qu'elle devait l'être. Entre temps des Camerounais sont venus nombreux pour passer voter. Nous avons du faire pression pour que la frontière soit fermée", avait-il dénoncé. Le jour du vote, le président Idriss Déby Itno avait appelé "la classe politique à garder la sérénité". "Notre pays n'a pas besoin de remous post-électoraux ou pendant les élections", a-t-il souligné, souhaitant que tout se déroule dans "la plus grande transparence". 
            "On n'a jamais assisté à une telle scène d'achat de conscience. La fraude a été organisée de façon massive sur le terrain", a accusé ,un militant du parti de l'opposition qui à requis l'anonymat. "Nous nous félicitons de ces bons résultats obtenus sur l'ensemble du septentrion par l'UNDP. (...) la population à entendu le message que nous leur avons livré", avait quant a elle déclaré Elise Loum, de l'opposition, après l'annonce des résultats par la cour suprême. Pour ce qui est des chiffres sur les taux de participations n'ont été donnés, alors qu'a N'Djamena, le scrutin avait semblé suscité peu d'engouement. 
Nikodemus waibe Hinsia

Tabaski: célébration de la fête sous haute tension à l'attente du nouveau maire


         Le jour de la fête, les différents conseillers de la mairie de Ngaoundéré IIIe et les clients ne se bousculaient guère, motif les yeux sont rivés sur le choix fatidique du nouveau maire. Dernières campagnes électorales chez chaque conseiller afin de les convaincre voici ce qui à constituer l'activité des candidats en liste après la traditionnelle prière de l'Aid- EL-KEBIR.
            Les fidèles musulmans de l'arrondissement de Ngaoundéré IIIe ont célébré la "fête du mouton" ce Mardi sous haute tension, pourtant sur le marché les prix du précieux mouton pour le sacrifice et des denrées de première ont flamber sur les marchés tout d'un coup. A la veille de l'apothéose, chez les différents conseillers la tête n'était pas encore à la fête, priorité à exécutif des municipales ce 16 octobre. «  à l'heure actuel, je n'ai même pas encore acheter un mouton, je venais de rentrer d'un voyage. Tout à l'heure nous aurions une réunion avec un candidat qui aspire être maire. » souligne Bachirou, conseiller de l'UNDP. Malgré cette réticence des conseillers ; les prix des moutons variaient selon leur provenance et leur forme. "Les béliers importés du Nord et l'extrême Nord coûtent plus cher parce qu'ils ont de l'embonpoint", explique , Marafa Innedja vendeur de bétail. Ils valent entre 50.000 et 150.000, voire 200.000 F CFA. Les moutons ordinaires, acheminés des provinces, sont vendus entre 50.000 et 300.000 FCFA.
        Mme Inna explique la raison de la tension :  « Tout émane de la démission de ISHAGA DAOUDA. Celui-ci dès le départ était tête de liste du RDPC, c'est alors qu'après la victoire du parti de flambeau que ce dernier à décider laisser les armes. Pour lui, il ne peut pas cumuler ces deux fonctions de contrôleurs d'impôts et maires. Bienvenue la déchirure dans le RDPC qui il faut le rappeler à 22 conseillers. La division pris donc une place de choix ; au lieu d'un seul candidat c'est 4 candidats qui ce sont portés garant parmi les 22 conseillers. Comme si cela ne suffisait pas ; UNIVERS est venu aussi se greffer comme candidat potentiel c'est la racine du problème. » . Après plusieurs rencontres des différents conseillers , aucune solution n'a été trouver. L'annulation de l'investiture par le président national du RDPC est venu donner l'engouement aux conseillers de ce parti à postuler.
             Coté population, les signes de mécontentement se laisse voir. «  Depuis que les élections sont finis, nous sommes abandonnés à nous mêmes. Pas de remerciements pour le vote du RDPC, pourtant nous sommes ceux là qui avions battu la campagne électorale jusqu'à dernière énergie. Si le maire qui prend la tête de cette mairie de Ngaoundéré IIIe ne tient pas ses promesses. Les étudiants et les autochtones vont se révolter contre lui et il va cesser de mener le bateau de la mairie. Je connais ces gars, puisque je l'ai les diriger de bout en bout » psalmodie Gring Zigla porte parole des étudiants. Ce sont tous ces facteurs qui ont déterminé la haute tension ce jour de la fête du sacrifice . Selon Hamadou Souleymane , Ustace dans une mosquée de cet arrondissement , « cette tension va s'appaisantir après les élections du bureau exécutif. ». Pour Aladji souaibou, coordonnateur de la campagne électorale du RDPC à Ngaoundéré IIIe : «  on ne connait pas encore qui sera potentiel candidat du RDPC , plusieurs ce sont signaler dans les coulisses. La plupart se sentent apte à être maire attendons le 16 octobre prochain pour voir les surprises ».
Nikodemus Waibe Hinsia

NGAOUNDERE III : L'executif communal est connu



      C'est à l'issue des élections tenues le 16 octobre dernier dans l'enceinte de sa mairie. Élection au cours de laquelle, le maire et ses adjoints ont été votés en présence du préfet de la Vina et le sous préfet de Ngaoundéré IIIe.
     La commune de Dang de part ses conseillers à porté son choix sur Aboubakar Bakary. Il sera secondé dans sa mission régalienne par Mme Lady Rose et le Pr Ngounounou Ismaila officiant respectivement en qualité de 1ere et 2e adjoint au maire. L'équipe ainsi plébiscité à connu au cours des élections remportés avec une large majorité le challenge des conseillers candidats Dr Nkou Mvondo Prosper et Hawla Abdoul Salam. La boucle des élections communales est désormais bouclée avec l'election du nouveau maire et ses adjoints. L'election qui s'est tenu sous les hospices de Mvondo Justin, prefet de la Vina en qualité de représentant du MINATD. 31 conseillers au total au repondu présent à cette occasion fatidique de l'élection du maire, la preuve en est ; la salle de réunion de la commune de Ngaoundéré III était pleine à craquer. Des élections présidées par le conseil des sages ; constituées du plus agé 66ans et la plus jeunes 24ans des conseillers. Pour ce qui est du déroulement et des chiffres , à l'élection du maire deux candidatures à savoir  : RDPC : Aboubakar Bakary et UNIVERS : Dr Nkou Mvondo Prosper. De ce fait, le RDPC s'ensort avec 28 voix contre 02 voix pour UNIVERS. Même scénario en ce qui concerne les élections de maires adjoints ; Ishaga Daouda officiant comme porte parole du RDPC présente la liste des deux maires adjoints en liste : «  il s'agit de Mme Lady Rose et Pr Ngounounou Ismaila ». Au président du parti UNIVERS de psalmodier : «  je me porte candidat encore, même si vous ne me votez pas je sais une chose j'aurais quand même quelques voix. Mon adjointe est Hawla Abdoul Sallah ». Après le dépouillement, RDPC prend 29 voix et UNIVERS 02 voix. Les carottes sont cuites pour Nkou Mvondo Prosper qui est resté néanmoins fair play en donnant rendez vous dans cinq ans si Dieu le veux. Ainsi, viennent se greffer à ce bureau éxecutif les cinq grands conseillers de la communauté urbaine constitué de : Abba Hassan, Ishaga Daouda, Aladji Djika Yerima Massakalla, Abbo Haman et Biya Yaouba.

            Au sortir de cette assise qui faisait office du tout premier conseil communal, le nouveau maire remplaçant Djaouro Razil Nourou, s'est dit satisfait ; de même , il à remercié tout ceux qui l'ont soutenu dans ce mandat qu'il place sous le signe d'une redynamisation. La configuration de la nouvelle équipe dirigeante respecte la parité homme-femme. Il ya deux hommes et une femme pour diriger cette commune. Après les félicitations d'usage du préfet lors de ces élections ; recommandation leur à été donnée de se mettre immédiatement au travail dès la prise de fonction. « Maintenant c'est le travail, mettez vous à l’œuvre, les étudiants et la population ont des regards critique. Ils vous attendent au tournant pour le bilan dans cinq ans. Ce qui fait d'ailleurs la force de cette commune par rapport aux autres dans l'Adamaoua c'est la présence de l’université, surtout pas de déception dans la gestion » dira t'il . Les conséquences de la saison pluvieuse sur les installations, la voirie urbaine, l'insécurité dans l'arrondissement et l'etat piteux de la route qui reste à désirer tel sont les premiers galops d'essais. Comme les maçons, ils seront jugés au pied du mur tout au long de leurs cinq années de mandat.

               Toutefois, signalons que l'executif communal à pris en même temps fonction le jeudi 17 octobre 2013 après la cérémonie de passation de service entre l'equipe sortante et entrante. Cérémonie qui à été présidé par Mme Zainapa Amada, Dame Boukar sous préfet de l'arrondissement de Ngaoundéré IIIe. Djaouro Razil Nourou puisqu'il s'agit de lui qui était encore maire les années antérieures à transmis fidèlement à son successeur les documents de la mairie. En attendant l'installation officielle du bureau exécutif et des conseillers après la tenue du budget communal probablement avant la fin du mois de Novembre.

                                                                                   Nikodemus Waibe Hinsia

NORD : LA MORT A 50 FCFA



La jeunesse du canton s’enivre du bil-bil et Whisky en sachet chasser le stress, surmonter certains difficultées auxquels ils font fasse. Avoir un engouement afin de mieux s'élancer dans un travail .


              Le bil –bil première bière prisée depuis des années dans le canton de Lara estdevenu un facteur de recul pour la jeunesse qui en consomme presque tous les jours en longueur de journée. Fait à base du mil par les femmes recherchant un revenu de survie et vendu presque dans tout le canton sept jours sur sept. Par exemple de lundi à dimanche, il est vendu au marché de Lara
ou le jour de marché de chaque village. Il est donc facile pour le jeune d’en trouver pour apaiser sa soif ou en tirer une satisfaction qui ne diminue en aucun cas d’avec la quantité consommée, car souvent il est brassé dans presque toutes les familles. Comme tout le village constitue une famille pour le jeune, la maman, le cousin et bien d’autres en voient un facteur de socialisation qui peut être partagé du plus grand au plus petit. Celui qui offre habituellement une calebasse de ce vin est toujours aimé plus que celui qui en fait davantage en partageant autre chose de valeur supérieure. 
           Pendant l’année scolaire les cadets du primaire et du secondaire sèchent les cours ou profitent lors des heures de récréations pour aller en consommer et ceci pour venir troubler l’ordre scolaire et public. L’élève qui en consomme devient pour la plupart ivre, ne se contrôle plus, somnole à tout temps et cherchent des disputes à la maison, à tout ceci s’ajoute aussi les grossesses indésirées et la dépréciation de l’aspect intellectuel.
C’est la raison pour laquelle, l’échec s’en suit à tous les niveaux, les parents dépensent leur fond au détriment de l’éducation des progénitures, surprise quand un parent vous dit qu’il n’a pas d’argent pour finir la scolarité de son enfant alors qu’il faudra le voir dans un cabaret offrant et buvant sans contrôle.    
       La simple scolarité du cadet du primaire n’est jamais réglée combien de fois le secondaire et le supérieur. Tâche visiblement difficile pour les en faire sortir, car la mentalité en a retenue le vin comme meilleur outil de développement. Le bil bil n’est pas le seul facteur d’échec de la jeunesse du canton, un nouveau en est apparu, le whisky en sachet vendu à 50fr appelé « Léda » fait aussi des ravages car sa consommation excède déjà celle du bil-bil et sa satisfaction ressentie apparait comme
supérieure.
        Le whisky consommé sans contrôle peut nuire aussi à la santé quand il est même mélangé avec son ferre le bil- bil, il n’ a besoin de faire sortir les élèves de l’enceinte de l’établissement, pas besoin de vous faire remarquer comme la calebasse , il suffit que l’élève ou l'etudiant s’en procure dans un point de vente à 50 Fr et le tour est joué. Troubles en salles, à la maison et bien d’autres méfaits s’en suivent, même scénario que celui du bil. Les mesures doivent être prises pour cette jeunesse, non seulement pour se réunir et collecter des fonds mais s’attarder sur le cadre de formation et d’éducation de la population.


Nikodemus Waibe Hinsia

vendredi 20 septembre 2013

GAROUA : Aminatou Ahidjo sera bienvenue, parce qu’elle rentre chez elle à Garoua.


               Dans un entretient avec Youssoufa Daoua, Président de la Section Rdpc Bénoué Centre I, celui-ci à déclaré que la fille de l'ancien président est vivement attendu à Garoua sa ville d'origine. Toutes les élites sont mobilisés pour l'accompagner pendant les deux semaines de sa campagne électorale pour assurer une victoire du RDPC.

         Comment se porte le Rdpc dans la section Bénoué Centre I dont vous dirigez ?

Le Rdpc dans la section de Bénoué Centre I se porte bien. Je viens de faire le tour des trente sous sections que compte cette circonscription, je suis allé vers les responsables à la base. J’ai rencontré les présidents de sous section, des comités de base et des cellules de base des trois organes du parti confondu. Nous sommes rassuré car la base existe, elle est prête à nous accompagner à la victoire du Rdpc au soir du 30 septembre prochain. 
 
       Vous dites que vous êtes rassuré mais l’on a constaté il y’a quelques jours la démission massive de vos militants pour rallier l’Undp, Monsieur le président y’a-t-il malaise dans les rangs ?

Non. Entendons-nous très bien. Nous étions les premiers à accueillir les militants de l’Undp qui ont rejoint le Rdpc. Vous vous rappeler du meeting de la section Rdpc Bénoué Centre II qui s’est tenu à la résidence du Secrétaire du Minduh, Amadou Sardaouna au mois de juillet ? Lors de ce meeting, le Rdpc a accueilli les présidents des sous sections de l’Undp et leurs militants ainsi que quelques conseillers municipaux du parti. Dont c’est peut être une réaction normale que l’Undp a manifesté pour nous dire que eux aussi, ils ont accueilli nos militants démissionnaires du Rdpc. Alors rien n’est de tout cela. Le gars qu’ils ont présenté (un certain Wadjiri alias Sadate ndlr) n’a jamais été responsable d’une sous section, même pas d’une cellule. Quand il dit qu’il a rallié avec lui plus de quatre cents militants ça veut dire que ce sont tous les militants de la sous section Kanadi qu’il a pris. Alors que moi je suis allé à Kanadi, j’ai rencontré les jeunes, tous les présidents des quatre sous section que compte ce quartier. Mais aucun président de sous section n’a démissionné. Ça peut être une manœuvre de déstabilisation. Cela ne nous dit rien. Leur objectif était de déstabiliser le Fsnc avec les membres de la famille d’Issa Tchiroma Bakary. Le jeune qui avait récemment démissionné de l’Undp et a rejoint le Rdpc, c’est le même gars qui allé reprendre la parole pour dire qu’il est de retour à l’Undp. Alors ce n’est pas une manœuvre de certains jeunes délinquants comme lui, en quête d’intérêts personnels, qui veulent manipuler leurs camarades ? Je me demandé s’ils n’ont pas trompé l’Undp ? Quant à nous attendons le verdict des urnes du double scrutin du 30 septembre prochain pour déterminer s’il y’a démission au sein du Rdpc.

        Et si c’était des manœuvres comme vous dites si bien, qui selon vous seraient derrière tout cela ?
Ce sont les responsables de l’Undp. Vous avez bien vu que la réunion a eu lieu à la résidence d’un membre du gouvernement qui est ambassadeur itinérant, par ailleurs membre du bureau politique de l’Undp. Tous les membres du comité central du parti étaient certainement là. C’est eux qui ont organisé cette mascarade. 
 
           L’écho de cette démission qui a couru dans toute la ville de Garoua, n’a-t-il pas entamé le moral de vos militants ?

        Pas du tout. Les militants du Rdpc ne fient pas au bruit des oiseaux de mauvais augures. On connaît très bien les responsables de l’Undp est leurs différentes manouvres. Personne ne peut croire à ce qu’ils disent. On se côtoie depuis des décennies. Ce bruit n’affecte en rien le moral, ni même la ferveur du militantisme de nos camarades. Nous allons aller aux élections avec deux poids lourds de l’opposition. Il s’agit de Saidou Maidadi pour l’Undp pour les législatives et le ministre Issa Tchiroma Bakary du Fsnc qui est candidat pour le poste de député et à la mairie de Garoua I dans la circonscription de Bénoué-Ouest. Et à y regarder de près, aucune circonscription au Cameroun n’est dans cette posture. Tchiroma est membre du gouvernement là bas à Yaoundé, il a signé je ne sais quoi avec notre président, mais ici à la base je sais qu’il est un opposant. Je défends le Rdpc, et lui il défend le Fsnc. Les électeurs ne vont pas lui donner l’opportunité. Quant à Saidou Maidadi, c’est un transfuge de l’uN il n’a jamais vécu à Garoua et ça ne sera pas facile pour lui.

          L’ombre de certtaines élites Rdpc du Nord incarcérés plane avec des dissensions internes au sein de votre parti entre les pro et les anti. Cela ne constitue t-il pas déjà le ventre mou de votre parti pour cette bataille électorale ? 
 
         Attention, les arrestations qui ont eu lieu n’ont pas seulement touché les fils et filles de la Bénoué, ni de la région du Nord. Il y’en eu partout au Cameroun, dans les régions du Sud, du Sud Ouest, du Nord Ouest etc. Cela n’a pas empêché les militants du Rdpc de travailler. Ce sont des problèmes qui ne sont pas nos préoccupations et celles de nos camarades. Nos militants sont sereins. Et j’en veux pour preuve la victoire du Rdpc lors des sénatoriales dernières. Tout ce que nous on peut faire c’est de prier pour ces élites, car ce sont nos amis, nos frères et nos parents. On a droit de se lamenter de leur arrestation. Le Président Biya est clément, avec son humanisme on espère, qu’un jour elles puissent retrouver leur liberté. Elles sont toutes les grands militants du Rdpc. Nous gardons notre sang froid en espérant qu’un jour l’affaire soit réglée.

       Aminatou Ahidjo vient d’annoncer son adhésion au Rdpc comment la nouvelle est accueillie à Garoua ?

       Aminatou Ahidjo est allé vendredi dernier au comité central rencontré le Secrétaire Général Jean Kuété, entouré de son staff. Elle a déclaré qu’elle est revenue pour militer au Rdpc. C’est une bonne nouvelle que nous avons bien accueillie ici à Garoua. Elle a dit qu’elle apprécie le programme de ce parti et elle compte battre campagne popur les législations et les municipales prochaines. C’est une militante de plus qui s’ajoute dans nos rangs, et ps n’importe laquelle surtout que c’est la fille de l’ancien président. Nous l’attendons comme elle a déclaré venir ici pour acquérir sa carte. Elle est la bienvenue, parce qu’elle rentre chez elle à Garoua.

         Elle entend battre campagne à vos côtés pour les élections couplées du 30 septembre prochain, qu’attendez-vous d’elle?

      Nous attendons d’elle des idées innovantes pour l’amélioration des conditions de vie de nos populations. C’est ça qui constitue la véritable préoccupation des candidats Rdpc pour les pour le double scrutin prochain. Nous à la base nous avons déjà commencé à réveille nos militants. Elle va venir ajouter un plus sur ce qui a été déjà fait. 
 
        Comment analyser vous son adhésion au Rdpc ce d’autant plus que sa famille est acquis à la cause de l’Undp ?

          C‘est vous qui percevez que la famille de l’ancien président est d’office de l’Undp. L’Undp est née quand Bello Bouba Maigari était de retour au Cameroun après son exil au Nigéria, suite à la loi d’amnistie qui a permis aux exilés politique de renter au pays. C’est lorsque Bello regagne le pays qu’il commence à animé ce parti. En ce temps il n’était pas rentré avec un fils du président Ahidjo dont la famille résidait au Sénégal. C’est lorsque le premier fils de l’ancien président décide de rentrer au pays, il s’aligne à l’Undp. Vous, voyez qu’il y’a aucun lien entre la création de l’Undp et la famille de Ahidjo. Alors que le Rdpc est né des cendres de l’Unc, créé par le président Ahmadou Ahidjo. C’est peut être au regard de ce lien historique entre l’Unc-ancêtre du Rdpc- et son père, que Aminatou Ahidjo aurait décidé de rejoindre les rangs du parti des flammes après son retour au Pays.

                                                               Entretient réalisé par Nikodemus Waibe Hinsia